| |
|
|
|
|
4- La filière des palmipèdes à foie gras
|
Le Sud Ouest est le bassin tradionnel de production du foie gras. Concurrencé dans les années 90 par de nouveaux bassins de production situés en Bretagne et Pays de Loire, le Sud Ouest a depuis quelques années retrouvé son rang de premier producteur national grâce à l'instauration en 2000 de l'IGP Sud Ouest (70% de la production en 2002). IGP (Indication Géographique Protégée) : association d'une zone géographique et d'une certification de qualité définie (Label par exemple)
|
|
Autrefois, le gavage des oies mais aussi des canards dans le Sud Ouest était uniquement réalisé avec du maïs blanc. Jusqu’en 1950, le Gers garda sa variété locale "Blanc de Pays". Mais l’introduction des hybrides américains modifia le paysage cultural du Sud Ouest. Le maïs blanc céda la place aux hybrides de maïs jaunes plus productifs et riches en protéines ce qui permettait d'intensifier les élevages. Malgré cette concurrence, le Gers fut le seul département à conserver cette tradition. Il propose ainsi aujourd'hui un produit unique en France. Une production certifiée. En 1998, l’association de défense de l’oie fermière du Gers a mis en place une certification Label Rouge en réponse à une demande en foies gras et viandes "haut de gamme". Cette action permis de maintenir la production traditionnelle d’oies dans le Gers. En 2000, 35 000 oies ont ainsi été certifiées "gavées au maïs blanc". Le reste des oies du Gers soit environ 130 000 sont gavées au maïs jaune ou blanc, mais ne sont pas certifiées. |
Le foie gras blanc est essentiellement produit par les acteurs de la filière courte (production directement commercialisée par le producteur). Le réseau de distribution est alors local et se fait principalement sur les marchés de la région. Cela représente environ 377 ha de maïs blanc ensemencé soit 0,8% de la surface totale destinée au gavage en France (rendement moyen : 70 q/ha, quantité de maïs distribué en moyenne : 16 kg/oie). A cela s'ajoute environ 1 016 000 canards provenant de la filière longue du Gers qui sont en partie gavés traditionnellement au maïs blanc soit 1450 ha (estimation Chambre d’Agriculture) pour une quantité de maïs distribué en moyenne de 10kg/canard.
Effets d'un gavage au maïs blanc En France, le foie gras de canard ou d'oie est issu d'une alimentation à base de maïs classique (jaune) ou blanc. Un gavage exclusif au maïs blanc entraîne une coloration blanche du foie et inversement. En revanche, le type de maïs utilisé dans l'alimentation est sans conséquence sur les propriétés organoleptiques du foie gras produit et ce pour les deux espèces (selon une étude de la Chambre d'Agriculture du Gers, 1992).
|
Une clientèle de connaisseurs mais la filière s'organise
La production de foie gras blanc est donc très localisée, représente des volumes limités et semble étouffée par la production de foie gras jaune présente sur l'ensemble du territoire et privilégiée par la majorité des consommateurs. Actuellement, la filière s’efforce de s’organiser et de maintenir cette production originale et traditionnelle de foie gras blanc. Le Label Rouge a été créé dans cette intention. Aujourd’hui, l’Association de Défense de l’Oie du Gers met en place en dossier visant à produire le foie gras d’oie du Gers sous AOC (Appellation d’Origine Contrôlée). Cela permettra de délocaliser la production qui ne se limiterait plus seulement au département du Gers mais qui s’étendrait aux départements limitrophes. L’AOC n’a pas de limite administrative. |
|
Les critères agronomiques
|
Les critères qualitatifs
|
|
Des précocités peu adaptées Les gaveurs disposent souvent de variétés trop tardives ce qui entraine de mauvaises conditions de récolte et une dégradation de la qualité de l'aliment : grain trop humide (40% d’humidité) et mauvaise tenue de tige. L'arrivée de la variété NEBLO et plus récemment de CAPSIR ont permis de résoudre de nombreuses difficulés. Elle répond aujourd'hui parfaitement aux attentes des producteurs notamment sur les critères agronomiques : une très bonne rusticité avec une bonne vigueur au départ, une excellente tenue de tige avant la récolte et et des rendements convenables. Un séchage non maîtrisé Face à des éleveurs trop exigents, les organismes stockeurs refusent désormais de prendre en charge les récoltes de maïs blanc destinées au gavage et produites en dehors d'un relation contractuelle. Au-delà des critères qualitatifs cités précédemment, les éleveurs, plus confiants dans leur propore production que dans celle de leur voisin, demandent une séparation totale des lots et une parfaite traçabilité ce qui engendre des surcoûts importants. Ainsi, dans le cas de producteurs-éleveurs, le séchage n’est pas suffisamment maîtrisé : trop fort : entre 90 et 120 °C et une période de préstockage trop longue par manque de disponibilité du matériel adéquat (séchoir mobile). |
Un stockage aléatoire Les gaveurs ne sont pas tous équipés de cellules couvertes. Beaucoup d’entre eux disposent encore du séchoir en crib. Ce mode de conservation, par nature aléatoire, comporte des risques de dégradation de la qualité sanitaire. Le maïs n’étant pas couvert, il est exposé au développement des champignons producteurs de toxines. Des efforts restent donc à réaliser au niveau de la filière gavage, en particulier pour le maïs blanc qui n’a pas connu la même évolution que les maïs jaunes. |
5- L'alimentation des poulets de Bresse
|
| Retour haut de page © Maïsadour Semences 1999 - 2007 - Mentions légales - Visitez aussi www.maisadour.com Directeur de publication France : Régis Fournier, Maïsadour Semences SA -BP 27 - 40001 Mont de Marsan Cedex Site créé et animé par : Croisix ENGLISH VERSION : start from home page Date de création: 15 juin 1999- Dernière mise à jour: 6-jui-07 |