Les réponses apportées par Maïsadour Semences aux attentes du grand public, visite guidée, étape 1   
  

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L'AGRICULTURE EN QUESTION
Mieux comprendre les interrogations du public
Quelles réponses apportées par la filière maïs ?

 

Mieux comprendre
les interrogations du public

 

Quelles réponses apportées par
la filière maïs ?

Introduction

 

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Comment interpréter
le cri alarmiste
de la presse ?

  

Les réponses de l'AGPM. L'AGPM est intervenue sur ce thème lors des séminaires Agro Forum de janvier 2001. Nous ne sommes pas en mesure de diffuser cette présentation sur notre site.

Connaît-on le niveau
réel d'inquiétude
du public ?

 

Origine des interrogations & nature de la
"nouvelle" demande

 

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Sources bibliographiques
(dont certaines sont en ligne !)

 

Introduction

La question que l'on pose ici est celle de l'évolution de la demande sociale adressée à l'agriculture.
Est-elle superficielle, ponctuelle, liée à un "réveil" soudain du public qui constate amèrement le décalage entre sa propre représentation de l'agriculture et la réalité ? Dans ce cas, on peut penser qu'un "simple" effort d'éducation et d'information du public permettra de remettre la machine en route.
Est-ce un mouvement plus profond et pérenne, une remise en cause des rapports entre agriculture et société avec l'apparition d'un nouvel acteur, le consommateur, qui revendique le droit à émettre un avis sur l'agriculture et son alimentation ?

Les réponses de la filière et de la communauté d'agriculteurs sont très partagées. Pourtant, il est nécessaire de mieux comprendre les demandes adressées à l'agriculture afin de proposer des mesures et des réponses adaptées. Nous avons donc choisi d'extraire quelques éléments de réponse de plusieurs travaux de recherche qui traitent de ce sujet.

Introduction Comment interpréter le cri alarmiste de la presse ? Connaît-on le niveau réel d'inquiétude du public ? Origine des interrogations et nature de la demande

 

Les médias représentent l'un des forums les plus importants de la scène publique. Mais sont-ils le reflet des préoccupations du public ? En d'autres termes, que peut-on penser de la montée du traitement des questions relatives à l'agriculture dans les médias et notamment dans la presse.

Le grand mensonge : l'arène médiatique, reflet fidèle de la demande sociale !

Le rôle des médias est aujourd'hui mis en question. D'un côté, leur utilité en tant que contre pouvoir n'est plus à démontrer. "Leur rôle est notable pour faire connaître certains risques que des opérateurs souhaiteraient taire ou minimiser pour éviter une chute de leur réputation". Mais on connaît également leurs contraintes (concurrence très forte, nécessité de se faire comprendre par une large cible) et l'attitude qui en résulte : surenchère, "dramatisation des faits, notamment dans des titres chocs exagérés traduisant mal la complexité d'une question" :

- "Alerte au soja fou", Libération - 1er novembre 1996
- "Maïs attacks, les plantes transgéniques envahissent nos assiettes", Télérama - 24 juin 1998
- "L'horreur alimentaire", Le Monde - 16 août 1999
- "Le discrédit agricole", Libération - 17-18 février 2001
- "Le grand mensonge", Le Figaro - 17 février 2001

Certains vont même jusqu'à dire qu'ils sont responsables du climat d'inquiétude actuel : "l'idée du rôle des médias dans l'amplification des risques alimentaires semble aujourd'hui acquise dans les milieux scientifiques, administratifs et politiques, probablement installée dans les esprits par quelques affaires malheureuses comme celle des lysteria dans le fromage au lait cru de l'entreprise Le Petit au printemps 1999". En effet, les journalistes si enclins à porter à la "une" tout ce qui peut apparaître comme une entorse aux règles sanitaires, "oublient" fréquemment de mentionner la disparition du risque lorsque les mesures adéquates ont été prises. "Par exemple, l'huile de colza, accusée en 1974 de contenir de l'acide érucique n'a jamais pu redorer son blason même après élimination de cet acide gras et malgré ses qualités nutritionnelles !" D'où la persistance de la suspicion, l'impression "que les affaires s'empilent et que l'on ne progresse pas".

Pourtant les médias grand public sont un bon indicateur d'évolution de la société et de ses interrogations.

Il ne suffit pas en effet qu'un discours soit porté par plusieurs acteurs aussi médiatiques soient-ils (Greenpeace par exemple) pour que la presse généraliste s'en fasse l'écho. Les médias sont un filtre. Par l'analyse des choix effectués dans les rédactions de traiter ou non un évènement ou une information, on peut en tirer des conclusions. Jusqu'au milieu des années 1980, la presse relate de manière épisodique et ponctuelle uniquement les critiques émises envers les conséquences du modèle agricole des décennies d'après guerre (exemple du veau aux hormones). Les questionnements ou les actions menées par quelques groupes associatifs restreints ne trouvent pas l'écho recherché. L'augmentation du nombre d'articles apparaît "à partir de la fin des années 1980 avec la montée de la sensibilité envers diverses pollutions (nitrates, lisiers), puis, depuis le milieu des années 1990, avec les questions de sûreté alimentaire liées à l'ESB ou au poulet à la dioxine, à la fabrication des aliments du bétail et au débat sur les OGM". Progressivement, les articles passent des rubriques professionnelles (les rubriques "d'experts") à la "une" des quotidiens et magazines grand public relayés par les radios et les télévisions. Ainsi, si les critiques envers les conséquences du modèle agricole ne sont pas nouvelles, ce qui est nouveau, c'est l'ouverture systématique de leur tribune au débat sur la demande sociale adressée à l'agriculture. Pourquoi ce choix ? Très tôt, alors que les préoccupations étaient encore diffuses dans la société, les journalistes ont perçu qu'elles étaient par contre très présentes et s'en sont en conséquence fait l'écho. En d'autres termes, le public était mûr.

Ainsi, bien que la presse amplifie la crise de confiance, le fait même que les rédactions choisissent de porter de manière récurrente ces sujets à la "une" est révélateur de l'émergence de nouveaux questionnements vis à vis du modèle de production agricole actuel. Même si la question de la responsabilité des médias dans cette crise est posée, prétendre que les médias construisent la réalité est probablement exagéré.

Introduction Comment interpréter le cri alarmiste de la presse ? Connaît-on le niveau réel d'inquiétude du public ? Origine des interrogations et nature de la demande

 

 

 

Sources bibliographiques

Bonny S., 2000. Les consommateurs, l'agriculture, la qualité et la sécurité des aliments : une analyse du questionnement des consommateurs et des réponses apportées. INTA Prod. Anim., 13, 287-301. Article en ligne

Champagne P., 1999. Les médias et les risques. Séminaire du Programme Risques Collectifs et Situations de Crise, Paris, CNRS.

Joly P.B., Assouline G., Kréziak D., Lemarié J., Marris C., Roy A., 2000. L'innovation controversée : le débat public sur les OGM en France. Rapport pour la DGAL.

Miclet G., Sirieix L., Thoyer S. (eds), 1998. Agriculture et alimentation en quête de nouvelles légitimités. Editions Economica, Paris, 371 p.

Slovic P., 1987. Perception of risks. Science, 236, 180-285.

Couroussé C., 2001. La presse est une marchandise. Ensemble magazine n° 433, mars 2001.

 

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Date de création: 15 juin 1999- Dernière mise à jour: 4-nov-04